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L'INSTITUTION DES SÉMINAIRES |
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À la suite de PIE V, Grégoire XIII
(1572-1585) reprit la direction donnée. Une liste de candidats
reconnus par l'Eglise fut tenue pour les évêchés. Il créa une Sacrée
Congrégation des Evêques à Rome. La formation du clergé était une
priorité et elle nécessitait un travail de fond. Le concile avait
statué sur la création d'un séminaire dans chaque diocèse. Le
problème touchait à la fois aux moyens financiers et humains : où
trouver l'argent et les formateurs ? Vers la fin des guerres de
religion les finances de l'Eglise se trouvaient au plus bas. Rome se
heurta de plus au refus des chapitres locaux de financer ces
investissements. Grégoire XIII décida que Rome prendrait alors en
charge la fondation des séminaires. Placés directement sous sa
responsabilité, le Vatican aurait alors un contrôle total sur le
dogme et sa bonne transmission, et l'assurance d'une fidélité sans
faille à Rome. Pour plus de sûreté, les Jésuites furent nommés pour
prendre la direction de ces établissements. Enfin, pour parfaire
l'ensemble, Grégoire XIII créa un Collège Romain, restaura le
Collège Germanique et le séminaire anglais de Rome. Il disposa des
"séminaires pontificaux" dans tous les pays qui connaissaient une
avancée du protestantisme.
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LA REFORME LITURGIQUE |
PIE V et Grégoire XIII avaient commencé une
réforme de la liturgie. PALESTRINA fut commandité pour corriger le
Graduel et l'adapter pour la liturgie. Mort en 1594 il laissera le
projet inachevé. La réforme du bréviaire s'imposait aussi. CLEMENT
VII avait chargé le franciscain Quignonez d'écrire un bréviaire
simplifié qui supprima les versets, capitules et répons. Publié à
Rome en 1536, ce bréviaire fut voulu provisoire. Mais il fut
pourtant adopté par de nombreux diocèses. Au concile de TRENTE, la
commission conciliaire sur l'index se mit à l'ouvrage pour en
rédiger un autre. Celui-ci rendit facultatif à certaines périodes
l'office de la Vierge, l'office des morts et des psaumes
pénitentiels qui rendaient la liturgie lourde et non rythmée par un
calendrier. Grégoire XIII institua le calendrier GREGORIEN en
constatant les différences entre l'année civile et l'année
astronomique. Le retard accumulé depuis la correction faite par
Jules César atteignait 10 jours ! C'est ainsi que le lendemain
du 4 Octobre 1582 fut le 15 Octobre 1582. Désormais sur quatre
années séculaires une seule serait bissextile. À la fin du seizième siècle, tous les ouvrages révisés
et réformés furent réimprimés: le Pontifical (1596) le Cérémonial
des Evêques (1600) le Bréviaire (1602) et le Missel (1604). Le
nombre de cardinaux fut fixé à 70. 15 congrégations s'occupèrent
des affaires civiles et ecclésiastiques. La Congrégation des Etudes
eut la responsabilité de surveiller et diriger l'Université Romaine
et toutes les universités du monde chrétien. La congrégation des
Réguliers eut pour fonction de s'occuper des litiges, concernant les
ordres religieux. C'est ainsi que tous les aspects du Dogme, de sa
diffusion, de la hiérarchie de l'Eglis, de sa formation et de sa
fidèlité au Pape furent traités en un peu moins de trente années.
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CONCLUSION |
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Le concile de Trente, plus qu'aucun autre
concile, laissa des traces profondes dans la chrétienté. Il fut un
sursaut salvateur pour l'Eglise de Rome, et eut aussi pour
conséquences de retourner à une forme plus stricte et plus
autoritaire du contrôle des pensées et de l'organisation de la vie
sociale. Érasme à qui le Pape Paul III avait proposé un évêché fut
finalement mis à l'Index quelques années plus tard. Dans son
raidissement, l'Eglise venait de fermer la porte à toute
expérimentation et à toute pensée créative prônant l'humanisme,
c'est à dire à un retour vers l'homme et vers une certaine sagesse.
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Sources : "Histoire des Papes" , Ludwig von Pastor, Editeur
: Mame, 1972 "Histoire du concile de Trente" : S.Pallavicini,
MIGNE, 1844 - 3 Volumes "Le concile de Trente" : Alain Tallon ,
Cerf , 2000 "Les Papes de la Renaissance : du concile de
Constance au concile de Trente": Fred Berence, Albin Michel,
1966 |
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